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La
reprise d’entreprise est statistiquement moins risquée que la création
d’entreprise.
En effet la société a déjà passé les premières années les plus
difficiles et a une certaine notoriété sur son marché et quelques
clients importants.
La rencontre entre
vendeur et acheteur
Recherche
d'opportunités
Une fois
le projet de reprise « cadré » il convient d’explorer
toutes les bonnes pistes pour chercher les opportunités et obtenir des
dossiers à étudier.
La difficulté de cette phase tient à la relative désorganisation du
domaine de la reprise d’entreprise. Associations, cabinets de courtage,
capitaux risqueurs cohabitent dans un milieu où l’information circule
très rapidement.
Les sources sont multiples et les interlocuteurs divers.
Il est ainsi important de se
« faire la main » sur au moins trois cas d’intérêt mineur
avant de passer aux dossiers intéressant vraiment le futur repreneur.
Nous vous conseillons deux sources potentielles d'opportunités, toutes
deux de grande qualité, tant pour leur éclairage apporté que pour le
large panel d’entreprises à reprendre :
Motivation
du vendeur
La
négociation entre vendeur et acheteur est une phase difficile par nature.
Elle se déroulera d’autant mieux que vous pourrez identifier les réelles
motivations du vendeur. Vous pourrez ainsi identifier les éléments et
concessions ayant à ses yeux plus de valeur et progresser vers un
« deal » gagnant-gagnant.
Exemple de négociation
M. Pierre a fondé en 1982 une agence de communication aujourd’hui en
vogue.
Il en détient 60 % du capital. Les parts des deux autres co-fondateurs,
représentant 40% du capital, ont été récemment rachetées à 50 € la
part par M. Cash, un financier désireux d’investir dans le secteur mais
n’étant pas du métier.
M. Pierre propose ses parts à 120 € unitaire alors que M. Cash ne voit
pas pourquoi il paierait 120 € les parts qui lui manquent alors
qu’il a obtenu à 50 € 40% du capital.
La situation parait bloquée lors d’un tête à tête pendant lequel les
deux hommes restent sur leurs positions.
M. Pierre justifie le prix élevé de ses parts par le fait que l’agence
est « son bébé », qu’il s’est très fortement investi
dans son développement et qu’il est pour lui très difficile de s’en
séparer.
Pour M. Cash, le prix trop élevé des 60% restants pèse sur la
rentabilité financière de son investissement. Ne pouvant diriger la société
avec 40%, il est prêt à jeter l’éponge et à se retirer.
A ce stade, une analyse montre pourtant que les motivations du vendeur et
de l’acheteur ne sont pas incompatibles.
M. Cash ne souhaite qu’une chose : que l’agence qu’il vient
d’acheter prospère tout en en possédant la majorité du capital. N’étant
pas du métier il n’a aucunement l’intention de remettre en question
l’équipe en place, bien au contraire.
M. Pierre souhaite que « son bébé » se développe. Il n’a
nullement besoin de l’argent que dégagerait la vente de ses actions et
ne désire en fait pas se retirer de la gestion de l’agence à laquelle
il consacre du temps.
Pourtant, aucun d'eux ne veut céder. Une tierce personne propose alors le
schéma suivant :
M.
Pierre vend la moitié de ses actions à 50 € l’action. M. Cash
devient majoritaire avec 70% , M. Pierre conserve une minorité de
blocage.
M. Pierre est engagé comme P-DG de l’agence.
Le "deal"
est accepté par les deux parties. M. Cash a finalement investi moins que
prévu alors que M. Pierre, qui conserve une minorité de blocage, pourra
continuer pleinement à se consacrer à son agence.
On voit donc tout
l’intérêt de bien identifier les motivations de l’autre partie.
Ce cas quelque peu
« idéal » ne doit pas faire oublier les difficultés d’une
négociation.
On trouvera ci-dessous quelques exemples de motivations du vendeur.
Motivations
affichées du cédant
 | Souhaite
prendre sa retraite
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 | A
des problèmes de santé
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 | A
des problèmes familiaux
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 | Veut
travailler moins
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 | Quitte
la profession, veut faire autre chose
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 | Veut
réaliser son capital
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 | Veut
installer ses enfants dans une autre profession
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 | Veut
quitter la région
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Motivations
réelles du cédant
 | Le
marché va s’écrouler
|
 | L’entreprise
est attaquée par la concurrence
|
 | L’entreprise
est gonflée comme une baudruche et présente au moment de la mise sur
le marché la meilleure image
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 | Le
vendeur est dépassé par les nouvelles technologies du métier
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 | Les
associés se déchirent
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 | Les
enfants du vendeur ne veulent pas lui succéder
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 | Le
cédant a pris des engagements personnels importants et a besoin de
liquidités
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 | Le
vendeur veut réaliser une bonne opération, encaisser du cash et
recréer une entreprise concurrente
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 | Le
cédant veut tester le marché |
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