Vous trouverez sur cette page quelques
témoignages
des diplômés de l'IAE de Paris, passés par les groupes de recherche d'emploi,
qui racontent leur parcours d'insertion professionnel couronné de succès.
Cadres en repositionnement de carrière, ces témoignages
pleins d'enseignements s'adressent à vous.
Témoignage
Bonjour
à tous,
Comme
vous avez pu le constater, je n'assiste plus aux sessions du groupe
de recherche d’emploi.
En fait, je démarre le 2 novembre à la Direction commerciale France d'un éditeur
de logiciels. Je tiens à préciser que j'ai
trouvé ce job grâce à une annonce de juin de l'AAE IAE.
Nous en avions déjà parlé en groupe début juillet et il m'aura fallu 4 mois
pour finaliser. Je pense que j'ai eu pas mal de chance (il en faut parfois) car
le secteur de NTIC est actuellement complètement sinistré par suite de 4 phénomènes
conjoncturels :
1.
Fin de l'engouement Internet et désinvestissement massif des capital risqueurs
2. Fin des effets an 2000 et Euro
3.
Télécoms en crise
4. Evénements aux Etats-Unis (11 septembre 2001)
Au
cas où mon expérience pourrait vous être utile, voici quel est le parcours de
cette candidature qui est révélateur de beaucoup de façons de fonctionner du
système actuel (hélas...).
-
8 juin 2001 - e-mailing sur cabinets de recrutement.
- 18 juin - consultation de l'offre dans le bulletin d’offres d’emploi de
l’Association.
- 21 juin - appel du contact cabinet qui dit ne pas avoir reçu mon e-mailing du
8 juin pour lequel j'ai pourtant un AR.
- 22 juin - envoi du CV par e-mail au cabinet.
- 3 juillet - pas de réponse, je relance par téléphone. La chargée de
recherche me dit que ma candidature est en stand-by chez la directrice du
cabinet. J'insiste pour lui parler, sachant que nous avons déjà eu 2 contacts
téléphoniques dans le passé et qu'elle se souvient de beaucoup de monde. Elle
me dit que je suis sur-dimensionné - avec arguments à l'appui - mais j'insiste
et lui prends un rendez-vous pour le 5 juillet.
- 5 juillet - débordée, la consultante me reçoit en 20 min, montre en main,
et me dit à l'issue de l'entretien : "Vous êtes un bon candidat, je vous
présente au client, mais j'en ai déjà 4. Je pensais avoir bouclé ma mission,
donc
vous êtes vraiment le dernier, appelez-les vite, c'est pressé !". Décision
prévue la semaine suivante.
- 6 juillet - j'appelle la société en question pour prendre rendez-vous.
- 7 juillet - rendez vous avec le DG France, bon contact. J'apprends que je suis
le premier candidat vu et que les autres ont rendez-vous la semaine suivante.
- 16 juillet - no news, j'appelle le cabinet. J'apprends que la décision est
retardée pour fin juillet.
- 30 juillet - no news, j'appelle le cabinet. J'apprends que je suis en « short
list » (2 personnes) et que je vais être contacté par un autre cabinet
pour des tests et un entretien.
- 10 août - appel de la consultante de l’autre cabinet. Rendez-vous pris pour
le 17 août.
- 17 août - tests (2 heures 1/2) et entretien (2 heures). Bon contact, certains
résultats des tests surprennent la consultante par rapport au profil attendu,
mais l'important est de savoir l'expliquer. Annonce de décision pour le 15
septembre : l'autre candidat est en congé !
- 10 septembre - la consultante m'annonce des "nouveaux événements"
susceptibles de modifier la décision.
- 12 septembre - le DG France m'apprend qu'il est promu et remplacé par une
embauche externe. Il faut attendre le nouveau qui prend son poste le 1er
octobre, et la décision ! J'apprends par une erreur de sa part que je reste le
seul candidat.
- 2 octobre - rendez-vous avec le nouveau DG, bon contact.
- 8 octobre - no news, je contacte l'ancien DG qui m'apprend que le nouveau a du
mal à prendre sa décision sur un candidat unique...
- 9 octobre - le nouveau DG m'appelle et m'informe qu'il voit 2 candidats dans
la semaine pour faire un benchmark. Je positionne un rendez-vous avec lui le 16
à déjeuner pour être le dernier à parler.
- 16 octobre - la décision est acquise : sujet évoqué seulement en fin de
repas, comme il se doit. Nous discutons les éléments de contrat après le
repas.
Bilan : responsabilité humaine inférieure à mes 2 jobs précédents, mais
+25% de salaire (remarque au passage : un changement de secteur d'activité
aurait entraîné -25%).
- 17 octobre - réception du contrat.
- 23 octobre - rendez-vous de signature (sauf catastrophe naturelle !).
- 2 novembre – démarrage.
Voilà,
bonne chance à tous en ces temps difficiles.
Témoignage
Après
neuf ans passés dans les Travaux Spéciaux (sols) et deux années de
Direction de Travaux dans une société qui arrêta son activité en 96,
il était temps de faire le point. Assez des travaux publics, assez de la
technique ! Prépare le DESS CAAE MBA de l’IAE
de Paris pour changer de secteur et d’orientation de carrière.
Chose pensée, chose faite
Mais après l’IAE en 97, il fallut quand même repenser la stratégie de
recherche d’emploi : 6 mois d’envoi de CV dans différents secteurs en
dehors des TP n’ont rien donné (je m’arrête un instant pour
remercier Max pour son soutien et ses conseils). Je cible alors quelques
entreprises dans les Travaux Publics tout en continuant ma recherche
ailleurs. 2 mois après, j’ai trois contacts qui aboutissent au 3ème
entretien : responsable commercial pour le secteur BTP dans une société
productrice de chaux, responsable de région ou commercial dans deux
sociétés de réhabilitation de canalisations concurrentes. Ces trois
sociétés sont prêtes à m’accueillir.
La semaine est stressante : quel est le bon choix ? Quelle société
promet le plus d’avenir ? Comment peser les avantages et les
inconvénients de chacune d’entre elles ? Je passe une semaine à
analyser les bilans des trois dernières années, à me
« promener » sur les différents sites web (quand il en existe
un !), à me renseigner autour de moi. Les dés sont jetés : je
signe mon contrat de commercial de la région Est !
Par rapport à ce que je pouvais prétendre dans les Travaux Spéciaux, ma
baisse de salaire est de l’ordre de 125 KF mais je change de créneau et
fais un pari sur l’avenir. Au bout de trois mois, l’analyse interne
fait apparaître le besoin d’un Directeur Général pour gérer la
croissance qui ne l’a jamais été. Cette société est passée de 15 MF
à 50 MF sur 5 ans sans modifier sa façon de travailler. De plus, le PDG
est amené à assumer des fonctions à l’échelle européenne.
Je
décide de travailler pour décrocher ce poste inexistant.
Pendant 6 mois je suis en permanence en déplacement pour réaliser les
objectifs qui m’ont été fixés. Une fois les objectifs financiers
atteints, petit à petit ma présence devient de plus en plus importante
au siège ce qui me permet de savoir qu’un chasseur de tête est entré
en action pour rechercher un Directeur Général.
A ce moment-là, il est temps d’agir. Un candidat est déjà passé, il
faut me mettre sur les rangs : je rencontre le P-DG France et lui signifie
que je suis disposé à assumer le poste de DG. Il me donne son accord
sous 2 conditions : la première de passer des tests de comportement
(selon la procédure du groupe) et la seconde de convaincre le P-DG
américain en lui présentant ma future stratégie. En une semaine les
deux corvées sont exécutées et 13 mois après mon entrée dans la
société comme commercial je prends la direction de l’entreprise !
La chance, l’analyse et la persévérance m’ont permis d’évoluer
au-delà de ce que j’aurai pu espérer dans mon secteur initial. Devant
moi s’ouvre maintenant un nouveau challenge !
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